Périménopause, pourquoi je grossis : mon approche en tant que naturopathe
La périménopause est une étape importante dans la vie d’une femme. Comme le moment où nous avons eu nos règles pour la première fois ou notre première grossesse… La quarantaine est là, et malgré une bonne hygiène de vie, ton corps change. Tu prends du poids plus facilement et tu arrives plus difficilement à le perdre. Tu te demandes ce qu’il t’arrive alors qu’avant il te suffisait de faire attention quelques jours et les kilos pris s’envolés rapidement. La vérité, c’est que cette période amène son lot de transformations physiologiques, émotionnelles et métaboliques. Beaucoup de femmes sentent un sentiment d’injustice : “Je mange comme avant, et pourtant je grossis.”
Cette difficulté à perdre du poids à la périménopause n’est ni une fatalité, ni une question de volonté. C’est un phénomène normal du corps, que l’on peut accompagner en naturopathie.
Dans cet article, nous verrons pourquoi le poids devient plus difficile à perdre à la périménopause, quelles sont les raisons selon la naturopathie, et surtout la réponse à la question : comment retrouver un poids d’équilibre naturellement, durablement, et en respectant ton corps. Tu es prête à lire la suite.
Qu’est-ce que la périménopause ? Un bref rappel physiologique
C’est une période qui peut durer plusieurs années avant la ménopause (le moment où les règles s’arrêtent totalement pendant 12 mois).
Pendant ces années, le corps commence progressivement à modifier sa production d’hormones, ce qui entraîne divers changements au niveau du corps et des émotions.
Que se passe-t-il durant cette période ?
Les ovaires ralentissent leur travail. Chaque mois les ovaires libèrent un ovule et produisent les hormones féminines. Avec le temps, ils deviennent moins réguliers dans leur fonctionnement.
Tes hormones font le yo-yo, tes deux hormones principales, l’œstrogène et la progestérone, n’ont plus un rythme régulier. Elles montent, descendent, remontent, redescendent…
Leur taux montent et descendent de manière anarchique provoquant la majorité de tes symptômes :
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Les fameuses bouffées de chaleur ou sueurs nocturnes
Pendant la périménopause, surtout le taux d’œstrogène, augmente et descend sans prévenir. Ton cerveau n’aime pas les variations, il y a une petite zone dans ton cerveau (un “thermostat interne”) qui contrôle ta température interne. Quand les hormones changent trop vite, ce thermostat se dérègle un peu, il croit que tu as trop chaud alors que… non. Du coup il réagit comme si tu devais te refroidir d’urgence : la chaleur monte d’un coup, ton visage devient rouge, tu transpires et tu as une sensation d’avoir trop chaud d’un coup. C’est juste ton cerveau qui appuie sur le bouton “refroidissement” alors que tu n’en as pas vraiment besoin.

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Les troubles du sommeil
Les variations hormonales perturbent les zones du cerveau qui gèrent ton sommeil. Tu peux te réveiller plus souvent, transpirer la nuit, avoir du mal à t’endormir… bref, pas très glamour, mais très courant. chez beaucoup de femme.
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Ton humeur en montagnes russes
Tu peux être hypersensible et avoir envie de pleurer pour un rien un jour, zen le lendemain, et agacée pour rien le surlendemain. Ce n’est pas « dans ta tête », c’est vraiment les hormones qui changent.
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Les changements physiques
Ta peau, tes cheveux ou même ton vagin peuvent devenir plus secs parce que l’œstrogène influence ton hydratation naturelle. Ton métabolisme ralentit d’où cette impression de prendre du poids plus facilement.
En fait, rien de tout ça n’est “anormal” : c’est juste ton corps qui s’ajuste à un nouveau chapitre de ta vie, avec des messages totalement naturels qui peuvent être désagréables. C’est une période de transition, tu n’es pas seule à la vivre.
Pourquoi je grossis et que la perte de poids devient difficile à la périménopause ?
La chute des œstrogènes modifie le métabolisme
Les œstrogènes jouent un rôle crucial dans la gestion du stockage des graisses, le tonus musculaire, la sensibilité à l’insuline et ta répartition graisseuse au niveau des hanches/ des cuisses/ du ventre. La baisse des oestrogénes entraîne un ralentissement métabolique avec un stockage plus facile, surtout au niveau du ventre et une diminution des muscles.
Pourquoi cela fait grossir ? Tout simplement car les muscles brûlent plus de calories que la graisse. Moins tu as de muscles, moins tu brûles de calories au repos et donc tu prends du poids.
Ton cortisol (hormone du stress) augmente
En naturopathie, l’accompagnement pour t’aider à gérer ton stress est fondamental. Lors de la périménopause, le corps vit un stress physiologique. De plus, en tant que femme, tu dois gérer une montagne de responsabilités et de pressions. Entre ton travail, la maison, les enfants, ta charge mentale est au maximum, entraînant une fatigue psychique pouvant devenir chronique. Ce stress quotidien, tu ne t’en rends pas forcément compte mais il te fait produire du cortisol. Ce cortisol est produit pour faire face à des situations stressantes et pouvoir les gérer. Mais cette production en excès provoque le stockage de graisses abdominales, des compulsions sucrées, des déséquilibres hormonaux et perturbe ton sommeil.
Ton sommeil devient moins réparateur
Or, dormir mal augmente la faim, stimule l’appétit et ce n’est pas de légumes et de fruits dont tu as envie à ce moment là. Tu deviens addicte pour le gras et le sucre.
La leptine et la ghréline sont deux hormones clés qui régulent notre appétit, et leur production change pendant la nuit. La leptine, souvent appelée « hormone de la satiété », est principalement produite par les cellules graisseuses et atteint son pic pendant le sommeil. Elle envoie un signal à ton cerveau pour dire que ton corps a assez d’énergie, aidant à limiter la faim. À l’inverse, la ghréline, surnommée « hormone de la faim », est sécrétée par l’estomac, surtout quand on est éveillé ou que le sommeil est perturbé. Si tu manques de sommeil, la ghréline augmente et la leptine diminue, ce qui explique pourquoi on a plus faim et tendance à grignoter. Dormir suffisamment aide donc à maintenir un équilibre hormonal et à contrôler l’appétit naturellement.
La digestion devient souvent plus lente
Avec l’âge et les modifications hormonales, la production d’enzymes digestives diminue, le foie peut être plus chargé. Ton transit peut devenir irrégulier et ta flore intestinale se modifie. Un système digestif fatigué brûle moins bien les graisses, tu l’auras compris. De plus si ton transit n’est pas régulier, tu risques d’accumuler les toxines.
La thyroïde peut fonctionner plus lentement
Sans être en hypothyroïdie, de nombreuses femmes ont une thyroïde moins active, ce qui entraîne une frilosité, fatigue, prise de poids, perte de tonus musculaire. Les œstrogènes interagissent avec la thyroïde, leur taux moins important peut la déstabiliser.
La sédentarité s’installe progressivement
On bouge souvent moins sans s’en rendre compte, moins de sport car on est plus fatigué ou qu’on doit gérer plus à la maison ou au travail et que le sport n’est pas une priorité. La conséquence est que ton corps aura moins de muscles et qui dit moins de muscles dit que tu consommeras moins d’énergie au repas et donc tu prendras du poids. Le sport est l’un des piliers de la naturopathie.
Le foie est surchargé
Le foie est un organe vital, souvent sous-estimé, mais il joue un rôle central dans notre corps. Il filtre le sang pour éliminer les toxines, stocke l’énergie sous forme de glycogène et participe à la digestion en produisant la bile, essentielle pour décomposer les graisses. Il régule aussi le métabolisme des protéines et des lipides, et soutient le système immunitaire. Protéger son foie, c’est éviter l’alcool en excès, manger équilibré et bouger régulièrement. Un foie en bonne santé, c’est tout simplement un corps qui fonctionne mieux au quotidien. Or, un foie congestionné (par le stress, le sucre, l’alcool, ou les médicaments) ralentit la perte de poids. Le foie est un organe pilier que tu peux prendre soin avec l’alimentation, des plantes cholagogues ou la réflexologie.
L’inflammation chronique augmente
La variation hormonale peut provoquer une inflammation chronique, légère mais persistante, qui se manifeste par des douleurs articulaires, fatigue, troubles digestifs ou maux de tête. Cette inflammation bloque la perte de poids.

Que faire pour perdre du poids à la périménopause ? Mon approche en tant que naturopathe.
Ici, je ne parle ni de régime strict, ni de frustration, ni de culpabilité. La naturopathie vise à rééquilibrer les systèmes du corps pour qu’il retrouve naturellement un poids d’harmonie.
1. Rééquilibrer les hormones naturellement
- Favoriser les œstrogènes en les retrouvant dans ton assiette : tofu, tempeh, soja …. Ils peuvent t’aider à t’accompagner durant la chute de tes hormones.
- Soutenir la progestérone naturelle via des plantes comme alchémille, le gattilier, le framboisier. Je te conseille néanmoins de consulter ou demander un avis à un professionnel car même si ce ne sont que des plantes, elles présentent des contre indications.
- Limiter les perturbateurs endocriniens en retirant tous les plastiques que tu chauffes au micro ondes, les pesticides, les cosmétiques toxiques. Fais attention à ce que tu prends au niveau de tes crèmes et maquillage qui peuvent avoir un impact au niveau hormonal.
2. Réduire le cortisol pour diminuer le ventre
Une techniques naturelles anti-stress que je recommande énormément la cohérence cardiaque. Mais tu peux également pratiquer la méditation, le yoga, la marche dans la nature… Certaines plantes adaptogènes peuvent également t’aider pour réguler ton stress. Ces plantes soutiennent le système nerveux et réduisent la faim émotionnelle.
3. Rééquilibrer le sommeil
La perte de poids dépend à 40 % de la qualité de ton sommeil. Un bon sommeil, c’est un métabolisme efficace.
Mes astuces de naturopathe :
- dîner léger,
- ôter les écrans 1h avant le coucher,
- se préparer une infusion de plantes apaisantes,
- mettre dans sa routine quotidienne du magnésium.
4. Réduire l’inflammation
L’alimentation anti-inflammatoire est une des clés pour réduire la graisse abdominale.
À privilégier : les oméga-3 (poissons, graines de chia, noix), les épices : curcuma, gingembre…, les huiles végétales première pression à froid, les aliments fermentés (kéfir, choucroute, miso).
À limiter : les sucres, farines blanches, fritures, charcuterie, alcool
5. Soutenir le foie pour relancer la perte de poids
Tu trouves des aliments “ami du foie” dans ton alimentation tels que le radis noir, le citron, l’artichaut, le pissenlit, le curcuma, la betterave…
6. Retrouver une digestion efficace
Pour relancer la machine, bien mastiquer c’est la première des étapes. Une bonne digestion réduit le ballonnement et améliore l’énergie.
7. Adapter l’activité physique à la ménopause
Le sport idéal combine renforcement musculaire (2 à 3 fois/semaine) afin de regagner du muscle et du cardio modéré pour activer la combustion des graisses.
Conclusion
Ecoute ton corps, il te parle, il faut savoir l’écouter pour prendre soin de soi.
N’oublies pas que le bien-être est un jardin potager qui se cultive.
La naturopathie ne parle pas de restriction, mais d’adaptation, à la ménopause, on mange autrement, pas moins.
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Prends soin de toi.
Nathalie.

